Japon : inspirations musique

Ici, je te partage mes coups de coeur musique en rapport avec le Japon ! Des inspirations diversifiées, qui vont de la musique traditionnelle au rock/métal japonais, en passant par le jazz ou les musiques de films 🙂 J’espère ainsi satisfaire ta soif de sonorités extrême-orientales et, pourquoi pas, te faire découvrir des genres musicaux ou des artistes inédits. 

Si tu n’es vraiment pas branché(e) musique traditionnelle japonaise, je te recommande d’aller directement à la suite en cliquant sur un des raccourcis à gauche 😉

Et comme la musique japonaise est une source inépuisable d’exploration, je t’invite à partager toi aussi toutes tes découvertes et sources d’inspiration, ça me fera très plaisir !

Musique traditionnelle :

Je débuterai en toute logique par la musique nipponne traditionnelle. Car c’est un fait : la musique japonaise s’inscrit dans une histoire millénaire qui remonte au moins au 2è siècle avant J.-C. A cette époque, elle était complètement imperméable aux influences extérieures. Puis est venue la période antique, du 7è au 12è siècles après J.-C., pendant laquelle certaines musiques ont commencé à être importées d’autres régions d’Asie.

C’est au cours de l’époque médiévale, à compter du 12è siècle, que la musique traditionnelle va réellement se développer. Quant aux influences de la musique classique occidentale, elles ne parviennent au Japon qu’à l’ère Meiji (1868-1912). Plusieurs formes musicales verront ainsi le jour, avec des techniques d’exécution et des instruments très divers. Elles ont néanmoins pour point commun une stylisation, une ritualisation et un raffinement extrêmes.

Je n’ai pas la prétention d’expliquer ici en détail les harmonies, rythmes, systèmes tonals etc., ni de faire une présentation exhaustive de chacun des genres musicaux traditionnels. Cela prendrait évidemment beaucoup trop de temps, et je ne suis pas du tout experte en la matière… Je te parlerai donc surtout des formes musicales, instruments et interprètes actuels qui me touchent et qui ont, d’ailleurs, trouvé un assez large public en Europe.

Formes musicales :

Le GAGAKU :

Il désigne les répertoires de la musique de Cour, dont les origines remontent à plus de 1 500 ans. Le gagaku a en effet été importé de Chine au 5è siècle (et de Corée), puis institutionnalisé au Japon en l’an 701. Il devient ainsi la musique officielle de la Cour impériale. Il s’inscrit alors en opposition avec la musique populaire et folklorique (zokugaku). 

Le gagaku perd en notoriété à compter du 12è siècle et tombe pratiquement en désuétude. Il resurgit toutefois sous le règne du shogun Ieyasu Tokugawa (1543-1616), une figure très importante de l’Histoire japonaise dont je te parle dans un de mes articles sur Nikkō. Après la Seconde guerre mondiale, il devient de plus en plus populaire.

La musique gagaku se divise en 3 genres profanes (bugaku, kangen, utamono) et 1 genre religieux (mikagura) exécuté à l’occasion de certaines cérémonies bien déterminées. Le genre bugaku accompagne des danses très colorées. Le kangen est une musique exclusivement instrumentale, tandis que l’utamono est chanté.

Les instruments utilisés pour la musique gagaku peuvent être classés en trois catégories :

– les percussions (Uchimono), avec le kakko et le san no tsuzumi (petits tambours), le taiko (grand tambour cf. encadré ci-après), le shōko (petit gong en bronze), les shakubyōshi (claquettes en bois) ;

– les instruments à vent (Fukimono), avec le hichiriki (sorte de hautbois à 9 trous), diverses flûtes, le shō (orgue à bouche) ;

– les instruments à cordes (Hikimono), avec le gakubiwa (luth à 4 cordes), le koto (grande cithare, cf. encadré ci-après)… 

J’ai eu la chance d’assister (entre autres) à une représentation de musique gagaku à la Philharmonie de Paris en octobre 2018, dans le cadre du programme culturel Japonismes. Cet événement célébrait 160 ans de relations diplomatiques entre la France et le Japon. C’était quelques mois après mon voyage en terre nipponne, l’occasion rêvée de me replonger dans la culture japonaise.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le gagaku m’a surprise et m’a laissée un peu perplexe au début… C’est une musique dont le rythme lent et les sonorités dépaysantes et complexes peuvent paraître très inhabituels à nos oreilles occidentales. Elle requiert donc une certaine ouverture d’esprit ! J’ai néanmoins vécu un grand moment d’émotion, en particulier en seconde partie de soirée. La musique accompagnait alors le sublime danseur contemporain Kaiji Moriyama. Une incroyable chorégraphie dans laquelle planaient des voiles à la texture veloutée, reflétant la lumière tout en ondulations. C’était d’une poésie et d’un raffinement exquis…

Mais trêve de bavardages ! Voici une démonstration de gagaku, partagée il y a quelques années par l’UNESCO :

Le théâtre KABUKI :

Cette forme de théâtre épique, inscrite au Patrimoine immatériel de l’UNESCO, repose sur un jeu d’acteurs flamboyant et une abondance de dispositifs scéniques (trappes, scènes rotatives, passerelles…). Elle est néanmoins très codifiée.  Les acteurs arborent des maquillages stylisés, hauts en couleurs. Ils ont vocation à intensifier les expressions du visage, afin de permettre au spectateur de discerner les traits de caractère de chacun des personnages. Il existe des codes couleurs : rouge pour le héros valeureux et passionné, bleu pour les mauvais caractères, violet pour les êtres nobles…

Le kabuki est apparu sous l’ère Edo, au début du 17è siècle. Le premier théâtre de kabuki a été fondé en 1604. En déclin à la fin du 18è siècle, il a connu un regain d’intérêt sous l’ère Meiji, en réaction à la pénétration de la culture occidentale. Il est de nouveau rejeté à la fin de la Seconde guerre mondiale, avant de regagner en popularité grâce à l’effort de plusieurs metteurs en scène et d’écrivains comme Yukio Mishima qui le remettent au goût du jour.

Si tu souhaites un jour assister à un vrai spectacle de kabuki, sache qu’il te faudra réserver une journée entière : c’est la durée d’un programme complet de kabuki

Je te partage ci-dessous un extrait d’un reportage sur le théâtre kabuki :

Le théâtre NŌ :

Il s’agit d’une autre forme théâtrale traditionnelle, apparue au Japon à la fin du 13è siècle. Le shôgun Ashikaga Yoshimitsu, qui assistait à une représentation , décida de prendre la troupe sous sa protection. Il favorisa ainsi l’essor de cet art très littéraire et sophistiqué, qui combine déclamation de vers chantés ou psalmodiés et pantomimes masquées et dansées. Une de ses particularités est de vouloir transmettre en priorité une atmosphère, et non de conter une histoire complexe avec de multiples noeuds narratifs.

Le théâtre a connu beaucoup d’évolutions avant de stabiliser son répertoire sous l’ère Edo (1603-1867). La guerre d’Ōnin entre 1467 et 1477 avait signé l’affaiblissement du pouvoir des shoguns et, par conséquent, le déclin du . Ce dernier a toutefois connu une nouvelle fortune à partir de la fin du 16è siècle, mais il s’est progressivement cantonné aux cérémonies officielles des gouverneurs de province (daimyo) sous le shogunat Tokugawa, évoluant alors dans des sphères très aristocratiques.

Menacé de disparition sous l’ère Meiji puis après la Seconde guerre mondiale, il a toujours fini par renaître miraculeusement de ses cendres. Le est d’ailleurs la première forme de théâtre traditionnel japonais à avoir été inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO, en 2008. Il cherche encore aujourd’hui à réunir un public plus large.

Une autre forme théâtrale, que je ne développerai pas ici, est le BUNRAKU. Il repose sur l’animation de plusieurs grandes marionnettes, chacune par trois manipulateurs.  Celles que j’ai vues dans le cadre du Festival du printemps (Sannō matsuri) de Takayama y ressemblent un peu 🙂

Instruments de musique et interprètes :

Le KOTO :

Originaire de Chine, cette sorte de très longue cithare dotée de 13 cordes pincées (ou davantage) en fil de soie a été introduite au Japon au 7è siècle. Cet instrument produit un son assez proche de celui de la harpe occidentale. Il est notamment utilisé dans le théâtre kabuki et bunraku.

Seikin Tomiyama est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands maîtres et ambassadeurs du koto.  C’est l’un des rares musiciens japonais à avoir été sacré “Trésor national vivant” dans son pays. Alors, quand il nous a fait l’honneur de venir en octobre 2018 à la Philharmonie de Paris afin de nous offrir une magistrale démonstration de son art, notamment sur un noble koto fabriqué par un luthier en 1780, je n’ai pas hésité un seul instant à faire le déplacement ! Un spectacle sobre et magique, intitulé “Les Murmures de la Soie”

Je partage ci-dessous avec toi un exemple de morceau joué par MICHIO MIYAGI, un des grands compositeurs et musiciens de koto de la première moitié du 20è siècle. Ce dernier est accompagné d’une flûte droite en bambou appelée shakuhachi.

Le SHAMISEN 

Ce luth à 3 cordes pincées, au manche long et fin, est apparu au 16è siècle, soit bien plus récemment que l’imposant koto. Il est également d’origine chinoise. Il aurait d’abord été introduit sur l’île d’Okinawa, avant d’être adopté par les autres îles de l’archipel à la période Edo. C’est l’instrument par excellence des geisha, mais on le retrouve également dans les chants populaires et les théâtres kabuki et bunraku.

Seikin Tomiyama, que je viens d’évoquer plus haut, joue également du shamisen. Il raconte qu’il faudrait 3 mois pour réussir à sortir un son du koto… et 3 ans pour en tirer un du shamisen ! Bref, surtout ne pas te décourager si tu t’intéresses au shamisen et que tu démarres ton apprentissage 😁 En tout cas, l’instrument est bluffant quand on pense à tous les sons qu’il est possible de faire avec seulement 3 cordes, du morceau le plus traditionnel… au plus moderne. Je te recommande chaudement les YOSHIDA BROTHERS (4è vidéo), ils revisitent le shamisen de façon impressionnante !

Le TAIKO :

Ce grand tambour de bois peut mesurer jusqu’à plus de 2 mètres de diamètre ! Il se joue avec des baguettes en bois tenues à bout de bras et nécessite d’amples mouvements afin de maintenir le rythme et la scansion. Le taiko aurait été importé de Chine et de Corée au 6è siècle après J.-C. S’il est utilisé depuis des siècles en accompagnement de nombreuses musiques traditionnelles japonaises, en particulier des théâtres kabuki et nô, il a récemment pris le devant de la scène jusqu’à devenir un instrument soliste à part entière. Il s’est répandu à l’extérieur du Japon à compter des années 1960.

En octobre 2018, à la Philharmonie de Paris, j’ai enchaîné les concerts. Outre la musique gagaku et le koto, j’y ai découvert les tambours taiko. J’avais certes déjà entendu parler de ces incroyables performances de percussions, puissantes et énergiques, mais sans jamais y deviner une autre dimension, celle de l’émotion.

Ce soir-là, j’ai manqué de mots pour retranscrire le spectacle que je venais de voir. L’ensemble Eitetsu Fu-Un no Kai venait effectivement de réaliser une prouesse d’athlètes avec, pour ne rien gâcher, une précision chirurgicale et une rythmique sans faille. Mais ce qui m’a profondément marquée, c’est que derrière tout ça, lorsque tambours, voix et chorégraphie entraient en résonance, il y avait cette porte grande ouverte pour l’émotion, au-delà de tout ce que je pouvais imaginer…

Si tu entends un jour parler d’un spectacle de tambours taiko près de chez toi, surtout fonce réserver des places, tu ne le regretteras pas ! Si je ne t’ai pas encore convaincu(e), voici deux vidéos de concerts de taiko, proposés par deux groupes japonais différents : Kodō, qui a grandement contribué à populariser le taiko à travers le monde, et Eitetsu Fu-Un no Kai, que j’ai eu la chance de voir à la Philharmonie de Paris.

Les GEISHAS :

Il manquerait quelque chose à ce petit tour de musique traditionnelle japonaise si je ne te parlais pas rapidement des geisha. Les clichés ont certes la peau dure, mais être une geisha, c’est avant tout choisir de consacrer sa vie aux arts et divertissements japonais.

Ces ambassadrices et gardiennes des traditions séculaires sont initiées dès leur plus jeune âge à tout un panel d’arts : pratique de divers instruments de musique, de danses, étude de la littérature, de la poésie, de la cérémonie du thé (chanoyu) ou de l’art floral (ikebana)…

C’est donc un événement quand tu apprends que tu vas pouvoir assister à un de leurs spectacles de danse, précédé d’une cérémonie du thé ! La vidéo qui suit est un condensé du spectacle de danse de printemps des geishas auquel j’ai eu la chance d’assister à Kyōto, mi-avril 2018 :

SHŌRINKA : J’ai découvert ce groupe par hasard, en flânant sur internet. Leur idée ? reprendre des morceaux modernes avec des instruments traditionnels japonais comme ceux qu’on vient de voir : le koto, le shamisen, le taiko… Le résultat est plutôt très chouette, qu’en penses-tu ? 😊

Chanteur(-euse)s de musique populaire traditionnelle :

MISORA HIBARI : Cette grande dame, actrice et chanteuse d’enka (ballade sentimentale japonaise), était (et est toujours !) une véritable icône au Japon. Elle a d’ailleurs été sacrée “Trésor national vivant” et continue de faire l’objet d’une véritable vénération au Japon. 

CHIEMI ERI : Cette chanteuse et actrice était une égérie de la chanson populaire japonaise au 20è siècle. Elle a notamment vécu pendant l’occupation militaire américaine. Elle a ainsi fait siennes un certain nombre de musiques comme le jazz, le mambo, le swing, et proposé de jolis arrangements

KYŪ SAKAMOTO : Ce bel acteur et chanteur japonais a connu un succès international avec la chanson “Ue o Muite Arukō” (“Sukiyaki” pour les anglophones). Son disque a même été classé n°1 aux Etats-Unis pendant 3 semaines en 1963 ! Cela ne te dit rien ? Pourtant, je suis sûre que tu as déjà entendu cette ritournelle très connue, qui chante un amour triste et déçu… On parie ?

Il y en a évidemment plein d’autres… Je pourrais citer par exemple YŌKO NAGAYAMA ou KIYOSHI HIKAWA. A toi d’aller à la rencontre de ces autres grandes voix japonaises !

Jazz / Fusion

Le jazz me passionne et contre toute attente, la scène musicale japonaise ne semble pas en reste sur ce registre ! Elle est même probablement plus foisonnante que je ne l’imagine. On peut en effet penser que les musiciens de jazz nippons sont, pour la plupart, méconnus en dehors des frontières de leur propre pays, et qu’ils mériteraient probablement une aura plus significative.

Pour autant, il y en a bien quelques uns qui savent davantage tirer leur épingle du jeu, et notamment…

HIROMI UEHARA : Une pianiste virtuose, d’une redoutable dextérité (ses doigts courent tellement vite sur le clavier…) ! Hiromi mélange les styles avec une aisance déconcertante, dans le cadre de compositions hyper-créatives et sophistiquées. Pour découvrir ce phénomène, je te conseille de visionner cette vidéo d’un de ses concerts à Vienne, en Isère. Ca s’appelle “The Trio Project”, et ça envoie une énergie de dingue ! Tu m’en diras des nouvelles 😉

MIDORI TAKADA : Cette compositrice et percussionniste japonaise est un ovni. Elle s’est lancée le défi suivant : réussir à proposer une fusion jazz et sonorités d’Asie de l’Est. Le résultat peut être qualifié de musique expérimentale mais, à mon sens, de celles qui sont complètement immersives ! En 1981, elle a monté un groupe éphémère qui s’appelle le Mkwaju Ensemble. Trois artistes férus de percussions ghanéennes, de tradition japonaise et de jazz expérimental. Pour l’anecdote : l’opus Mkwaju a été produit par un certain Joe Hisaishi (cf. encadré ci-après). Ci-dessous, la promesse de 40 minutes d’écoute hallucinée.

SHOJI SUZUKI : Ce clarinettiste génial, décédé en 1995, était surnommé le “Benny Goodman du Japon”. Du bon vieux jazz, classique à souhait, mais la clarinette de Shoji Suzuki, délicate, aérienne et veloutée, a le don de me faire swinguer et de me transporter dans un autre monde !

TADATAKA UNNO : Là aussi, ça swingue ! J’ai découvert par hasard ce très chouette pianiste de jazz, au jeu tout à la fois feutré et enlevé. Du coup, j’ai décidé de l’ajouter à cette sélection. Je te propose de découvrir un de ses morceaux, “Whisper Not”. Enjoy !

Pop / Rock / Métal

Là, je vais être honnête avec toi : la j-pop et la j-rock, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé. En particulier la musique des bands d’adolescents pré- ou post-pubères, agités du bocal et/ou à la mode kawaii de la tête aux pieds, ou encore visual kei… 😝 Mais tu sais quoi ? Je vais faire quelques exceptions à la règle, parce que je trouve qu’il y a tout de même deux ou trois groupes assez classes, ou juste fun !

X JAPAN : Adulés au Japon, populaires en Amérique du Nord et en Europe, admirés par Kiss, Guns N’ Roses et Marilyn Manson… mais encore méconnus en France. Ces 5 musiciens sont pourtant les précurseurs (et les dieux ?) du rock japonais. Ils ont vendu plus de 30 millions d’albums, remplissent toutes les salles à travers le monde et proposent des shows gigantesques durant lesquels se dégage une énergie ahurissante ! Avec leurs cheveux ébouriffés, leurs costumes parfois extravagants et leurs maquillages influencés par le théâtre , ils sont aussi à l’origine de la mode visual kei.

THE ORAL CIGARETTES : Un groupe de pop/rock japonais très sympa, originaire de Nara. Airs entraînants, bons riffs de guitare, folle énergie… je l’ai découvert grâce au blog Hello Aylee et j’aime bien !

LUNA SEA et THE YELLOW MONKEY : Deux groupes de rock alternatif très connus au Japon, avec de très belles prestations live

https://youtu.be/jinbxuVwfkc

SHINTARO SAKAMOTO : Ce chanteur et musicien tokyoïte a formé un groupe très connu au Japon, Yura Yura Teikoku. Mais il s’est également lancé dans une carrière solo en 2012. Jouant de divers instruments, il aime à mélanger les genres (pop, rock, jazz, funk, disco, indie, electro…) et distille, en toute indolence, une ambiance douce, éthérée, planante et dreamy, qui m’a bien intriguée. Très plaisant à écouter.

AKB48 : Ce groupe phénomène au Japon, exclusivement féminin (48 membres !), a été fondé en 2005 dans le quartier d’Akihabara à Tokyo. Pas de hasard, donc, si on se surprend à retrouver toute l’exubérance d’ “Akiba”dans les chorégraphies hautes en couleurs d’AKB48. Leur succès va bien au-delà de l’archipel nippon… Si ses chansons abordent quelques sujets sérieux (harcèlement, homosexualité…), le groupe incarne avant tout la quintessence de la J-pop acidulée d’aujourd’hui. Je n’en suis pas particulièrement fan, mais puisqu’il faut en choisir un…

PINK MARTINI : Alors oui, ce n‘est pas un groupe japonais, mais américain. Cela étant dit, j’aime énormément leur démarche de revisiter des chansons d’un peu partout dans le monde, voire de les créer. Un superbe prétexte à fredonner en toutes les langues possibles et imaginables ! Bref, sauf erreur de ma part, j’ai repéré 4 chansons en japonais dans la discographie de Pink Martini, et je voudrais les partager avec toi. Il s’agit de “Kikuchiyo to Mohshimasu”“Kuronako No Tango”“Taya Tan”, et de la magnifique berceuse “Song of the Black Lizard”, qui m’aide parfois à m’endormir. La voici :

Musiques de films

Le cinéma japonais est inépuisable (psst, tu en auras un aperçu ici). Et avec lui, tout aussi infatigables, les compositeurs de musiques de films ! Tu en connais très certainement un ou deux, tels…

JOE HISAISHI : Un compositeur prolifique, célèbre surtout pour avoir collaboré avec Hayao Miyazaki sur plusieurs de ses films d’animation. C’est également lui qui se cache derrière la bande originale du Conte de la Princesse Kaguya ou encore celle de plusieurs des films de Takeshi Kitano (dont L’Eté de Kikujiro). On le connaît moins dans ses œuvres personnelles, dans lesquelles la musique classique et le piano ont une grande part. J’ai également bien accroché avec ses essais de musiques du monde, notamment dans ses albums “Minimal Rhythm” I et II.

RYUCHI SAKAMOTO : Ce petit prodige, qui a commencé le piano à l’âge de 3 ans (comme Mozart !), est un touche-à-tout atypique, qui aurait presque le don d’agacer, tant il réussit tout ce qu’il fait avec brio… 😜 Que ce soit en matière de musiques de films (Le Dernier Empereur, The Revenant…) ou de séries (Black Mirror, rien que ça !), de musique électro, expérimentale (je te conseille de jeter une oreille sur l’album “async”), ou même lorsqu’il est simplement installé devant son piano et déploie un jeu tout en nuances et délicatesse (cf. l’album “Playing the Piano”, notamment les morceaux “The Sheltering Sky”, “Mizu No Naka No Bagatelle” ou “Bolerish” et son petit air de Satie…).

KENJI KAWAI : Ce compositeur expérimental de musiques de films est connu pour sa précieuse contribution sur l’anime Ghost in the Shell. Personnellement, je l’ai découvert par la musique du film Avalonet particulièrement le morceau “Voyage à Avalon”, dans lequel la beauté du symphonique et des voix se font la caisse de résonance de l’épique et de la force du désespoir.

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