Islande : coups de cœur, coups de gueule, regrets…

Dans cet article, je vais te parler de mes coups de cœur en Islande, mais aussi des choses que j’ai moins aimées. Je te confierai certains de mes regrets. Et pour que ce billet soit tout à fait complet, je te ferai également part de mes coups de gueule.

En bref : voici le bilan de mon fabuleux séjour de 3 semaines sur cette île envoûtante et inoubliable qu’est l’Islande. Tu es prêt(e) ?

Mes 5 coups de cœur

☑️ Les Hautes Terres d’Islande : Des paysages sauvages, irréels, lunaires, et tout simplement sublimes ! Randonner dans le Landmannalaugar et les Kerlingarfjöll est assurément l’un de mes plus beaux souvenirs de voyage, de ceux qui resteront précieusement gravés dans ma mémoire.

☑️ La lagune glaciaire de Jökulsarlon : D’infinies nuances de bleu, reflétées parfaitement dans le vaste miroir de cette lagune dont je n’arrivais pas à détacher le regard. J’aurais aimé me perdre à tout jamais dans la contemplation de cet endroit, de ce spectacle merveilleux, ne jamais devoir rentrer.

☑️ La région de Mývatn et le Leirhnjúkur : Bienvenue dans les entrailles de la Terre ! Les marmites de boues, la fumée des solfatares, les fissures et craquelures d’une terre aride et rocailleuse… je me serais presque cru sur la planète Mars. Un des endroits les plus impressionnants d’Islande.

☑️ Les îles Vestmann (Heimaey) : Jouir d’une vue panoramique à 360° du haut du volcan de l’Eldfell, observer le ballet fascinant des macareux moines dans un environnement paisible et ressourçant, humer l’air à pleins poumons. J’en ai ressenti une joie sauvage, tout autant qu’un bonheur simple et épuré.

☑️ L’excursion aux baleines à Dalvík et la péninsule de Tröllaskagi : Regarder les géants des mers onduler quelques instants avec grâce avant de replonger définitivement dans les profondeurs, spectacle éphémère et bouleversant. Et finir la journée dans la douce lumière mordorée de Tröllaskagi

Mes 5 déceptions (relatives)

❌ La péninsule de Vatnsnes : Je n’ai pas particulièrement été emballée par cette péninsule du nord de l’Islande, dont la découverte n’était pas palpitante. Si la balade à Illugastaðir était plaisante et rafraîchissante, l’observation des phoques, qui se fait à grande distance, m’a déçue. 

❌ La carcasse d’avion de Sólheimasandur : Le site, certes insolite, ne m’a pas paru aussi incontournable que le vantent certains blogs. Pour le rejoindre, plusieurs kilomètres de marche au milieu de nulle part. Et à l’arrivée, des hordes de touristes grimpant sur la carcasse, couverte de graffitis.

❌ Le sud de la péninsule de Snæfellsnes : Il y a des merveilles à Snæfellsnes, et loin de moi l’idée de te dissuader d’y faire un tour. Simplement, ayant terminé notre tour de l’île par cette péninsule, dont on dit qu’elle est un condensé de l’Islande, on a eu souvent comme une sensation de déjà-vu

❌ Les fjords de l’Est : Il est fort possible que la météo, particulièrement maussade au moment où on y était (brume, pluie…), ait largement contribué à mon sentiment mitigé. Néanmoins, la région m’a semblé moins spectaculaire que d’autres, offrant moins de paysages inédits. Opinion toute subjective !

❌ Le fait d’avoir croisé peu d’Islandais : On nous avait prévenues qu’un road-trip en camping nous donnerait peu d’occasions de rencontrer des locaux, dont la plupart vivent de toute façon à Reykjavik. Mais je crois que je n’imaginais pas croiser quasi-exclusivement des touristes étrangers.

Mes 5 grands regrets

⏮ Les fjords du Nord-Ouest et l’île de Flatey : On a décidé de les retirer de notre itinéraire car on n’avait pas assez de temps devant nous. Il paraît que les fjords du Nord-Ouest, havre pour le renard polaire, sont de toute beauté et davantage préservés du tourisme de masse. Quant à l’île de Flatey, j’étais tombée sur ce blog qui en parlait amoureusement. Air de vacances et de bout du monde, façades colorées, paradis des oiseaux… Bref, il faudra revenir !

Mjóifjörður dans les fjords de l’Est : Toute guillerette, je m’étais pourtant lancée vaillamment en 4×4 à l’assaut de la piste qui devait nous mener à ce fjord enclavé, dont les photos, le montrant nimbé d’une lumière brumeuse, faisaient rêver. Malheureusement, c’était sans compter le brouillard poisseux qui nous a enveloppé de plus en plus, jusqu’à nous forcer à faire demi-tour… Un jour, peut-être ?

⏮ Les Hautes Terres d’Islande : Plusieurs regrets en un. Si on a eu la chance de pouvoir les découvrir dans de bonnes conditions, on aurait aimé prolonger notre séjour et l’expérience des randonnées au Landmannalaugar. On aurait bien réalisé également le fameux Laugavegur trek (réputé difficile) qui rejoint la région depuis Skógar ou Þórsmörk. Et si c’était à refaire, peut-être que je n’aurais pas dissocié Landmannalaugar et Kerlingarfjöll, car cela nous a rajouté pas mal de route inutile.

⏮ Les sources chaudes : Quel bonheur de se prélasser dans des sources naturelles d’eau chaude, dans un cadre magique, entourées par des paysages somptueux… Une expérience unique. Le Landmannalaugar fut la seule occasion pour nous de profiter des sources chaudes, et je regrette terriblement de ne pas en avoir profité davantage, notamment en trouvant celles des Kerlingarfjöll !

Reykjavik : En fin de voyage, une journée supplémentaire n’aurait pas été de trop. Histoire de prendre le temps de flâner et de respirer la paisible atmosphère d’une capitale qui n’a jamais aussi peu ressemblé à une capitale. J’espère un jour retrouver la douceur de vivre de Reykjavik, le plaisir de m’attabler à un de ses cafés et de déguster leurs inénarrables  chocolats chauds…

Mes 2 coups de gueule

Certains sites sont désormais envahis de touristes, particulièrement pendant l’été. En 2018, l’année de notre périple, nous étions près de 2,5 millions, et ce chiffre ne cesse de croître. 

Si encore, chacun d’entre nous prenait la mesure de ce phénomène et essayait de minimiser, à tout le moins, son impact écologique sur place… Mais là, on a constaté à plusieurs reprises que certains touristes étaient fort peu respectueux de l’environnement dans lequel ils évoluaient. Quand on sait à quel point les paysages islandais sont sublimes, cela me met littéralement en rage.

Ce n’est pourtant pas faute d’être tombées, dès notre arrivée à l’aéroport de Keflavik, sur de nombreux messages à l’attention des visiteurs étrangers afin de les sensibiliser à la protection de la nature et des grands espaces islandais. Ces messages étaient assortis de plusieurs conseils et mises en garde pratiques. Il faut croire que le gouvernement islandais prend ce sujet très au sérieux.

En dépit de ces appels à la responsabilisation de chacun, on a observé plusieurs personnes faire peu de cas de leurs déchets en pleine nature ; marcher hors des sentiers prévus et balisés, foulant notamment des champs de lave dont l’écosystème est extrêmement précieux et fragile ; faire des collections de sable, de roches et de fragments de lave pour les ramener ensuite chez eux…

On a vu également des comportements inutilement dangereux. Par exemple, des touristes qui s’approchaient très près de la mer et de ses violents rouleaux sur la plage de Reynisfjara, alors que quantité de panneaux avertissent quant aux risques de submersion et de noyade (ce qui ne manque pas de causer plusieurs morts chaque année…) ; des jeunes qui essayaient de récupérer des papiers qui s’étaient accrochés un peu plus en contrebas d’une falaise, ou des personnes qui se rapprochaient un peu trop près du bord avec une perche à selfie à la main…

⚠️ Bref, si tu vas un jour en Islande, s’il-te-plaît, réalise que la préservation de cette île et de ses sites naturels grandioses dépend, pour une large part, de ta conscience environnementale et de ton souci de laisser le moins de traces possibles de ton passage. ⚠️

Dans une moindre mesure, voici un autre coup de gueule, sans doute plus égoïste. Il concerne l’agence de location de notre 4×4, Blue Car Rental.

Si notre 4×4 nous a globalement permis de faire le tour de l’île comme on l’avait envisagé, il a toutefois suscité pas mal d’inquiétudes. Dès le premier jour, plusieurs voyants sensibles se sont allumés et laissaient craindre des soucis d’ordre mécanique. L’adhérence sur la route était également assez moyenne. On a dû appeler plusieurs fois l’agence de location, et nous rendre dans un ou deux garages pour nous assurer qu’on pouvait néanmoins continuer notre route.  

A mi-parcours, on a fini par faire le pied de grue chez un garagiste pour être sûres de repartir en toute sécurité. Là, après vérification, on a compris que le problème venait d’une roue de secours qui avait été laissée sur le véhicule. L’agence de location n’avait visiblement pas pris la peine de le remplacer par une roue neuve. Il faut dire qu’ils n’avaient pas été très regardants le jour de notre prise en main du 4×4, nous laissant un peu patauger… On a donc perdu une petite demi-journée à laisser le garagiste faire ses tests et remplacer la roue.

Heureusement, on avait pris soin de prendre des photos du 4×4 avant de nous élancer sur les routes. L’une d’elles permettait de démontrer à l’agence que la roue de secours était bel et bien installée dès le départ sur le véhicule. L’agence nous a assuré du remboursement des frais engagés, et a bien heureusement tenu parole. 

En revanche, on a eu la désagréable surprise, au moment de rendre le 4×4, de devoir payer la somme supplémentaire de 120 euros pour un léger impact sur le pare-brise. On avait pourtant pris le maximum d’assurances, dont la protection gravier et la protection sable et cendres (SAAP).

C’était d’autant plus rageant qu’on n’était pas responsables de l’impact. On était à Vík, sur une route en réfection. On avait conscience qu’il y avait un risque de recevoir un gravier sur le pare-brise. Du coup, on roulait très lentement (25 km/h). Je peux te dire qu’on serrait les dents chaque  fois qu’on croisait une voiture en face, mais évidemment, il y a eu la voiture de trop.

Bref : pour une agence peu regardante à la location,  elle s’est révélée l’être un peu plus à la restitution du véhicule… On a moyennement aimé cet état d’esprit même si, encore une fois, on aurait pu plus mal tomber.

Au final, cela ne nous a pas empêché de profiter amplement de notre road-trip, que ce soit sur les routes goudronnées ou les pistes ! Et de revenir avec des étoiles plein les yeux 🤩

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