27 août 2018 : derniers moments au Landmannalaugar et à Reykjavik

Depuis la veille au soir, au Landmannalaugar, c’est la grosse tempête ! Contre toute attente, notre tente (dont il était fait mention de sa capacité à résister au vent) a tenu bon pendant la nuit, ce qui n’était pas le cas de celle de nos voisins. Un certain nombre d’entre eux, au petit matin, se sont réveillés brutalement, constatant avec horreur que leur tente s’envolait. On en a vu quelques uns se dépêtrer un peu difficilement de la situation…

Avis de tempête, donc, dans la région. Ce ne fut pas vraiment une surprise car on nous avait prévenus la veille. Des messages d’alerte étaient affichés un peu partout sur le camping et les randonneurs étaient fermement invités à rester au chaud et à ne surtout pas se risquer sur les pistes.

On a eu une pensée pour les pauvres courageux qui s’étaient lancés dans l’aventure du fameux trek entre Þórsmörk et le Landmannalaugar (on voulait le faire nous aussi mais certains refuges étaient complets). Ceux qui n’ont pas pu rallier le Landmannalaugar à temps ont dû en baver sous cette météo cataclysmique… On en a vu quelques-uns arriver la veille au soir, trempés et éreintés par l’effort.

Nous, ce matin, on regarde tranquillement tomber la pluie sous la grande tente qui sert de salle à manger… Il ne fait pas très chaud, mais au moins, on est à l’abri !

Dans ces conditions, on a décidé d’écourter notre séjour au Landmannalaugar et de rentrer dès la fin de matinée à Reykjavik. Dans le bus de retour, on regarde, un brin nostalgiques, les merveilleux paysages qui nous ont accompagnés pendant deux jours. Leur physionomie a bien changé sous cette triste grisaille !

Arrivées à Reykjavik, on retrouve l’auberge de jeunesse où on a dormi avant d’aller au Landmannalaugar. On s’y repose un peu avant de sortir à nouveau en fin d’après-midi. Pour finir ce séjour de la meilleure des façons, on décide de s’octroyer un dernier dîner de poisson au restaurant. Là encore, on se régale !

Ainsi sur ces photos s’achève le récit de trois semaines extraordinaires au coeur de contrées merveilleuses et sauvages, uniques au monde, propres à nourrir le rêve et l’imagination. Un autre espace-temps et un véritable refuge dont il faut espérer qu’ils resteront suffisamment préservés par et pour les visiteurs qui nous succèderont…

Un an après, cette aventure islandaise reste définitivement imprimée dans mon esprit et continue de me hanter. Lorsque le stress du quotidien me gagne, je repense alors aux infinies nuances de bleu des icebergs de Jökulsarlon, aux paysages lunaires de Hverir et du Kerlingarfjöll, à la lumière dorée de Tröllaskagi, à l’émotion ressentie lors de notre rencontre avec les baleines, au bol d’air pur de notre escapade sur l’île de Heimaey, au milieu des macareux…

C’est sans conteste l’un de mes plus beaux voyages, avec la Namibie. Un voyage onéreux, mais qui vaut largement la dépense. Il me tarde de revenir fouler un jour le sol islandais, pourquoi pas en hiver, pour redécouvrir les paysages sous un tout autre aspect, guetter les aurores boréales… En attendant, je ne peux que t’exhorter à venir toi aussi goûter l’expérience islandaise, et à venir la raconter ici !

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