Reykjavik : flâneries et visite de l’église de Hallgrímur

Ce matin, on est réveillées par un doux et beau soleil sur le camping !

Une matinée qui aurait pu très bien commencer, sauf qu’au moment de repartir, le 4×4 ne veut plus démarrer… Une fois n’est pas coutume, voilà qu’il nous fait encore des siennes (on a quand même dû aller à un garage changer une roue pendant notre périple, car l’agence avait laissé une roue de secours sur le véhicule, ce qui expliquait la mauvaise tenue de notre 4×4 sur la route…) !

Le stress commence doucement à monter car on doit rendre le véhicule aujourd’hui à l’agence de location à Reykjavik, à une heure bien précise. On risque d’être sacrément en retard… Sans trop de conviction, on se dit que c’est peut-être la batterie qui s’est déchargée pendant la nuit. On sollicite l’aide du gérant du camping. Il nous prête des pinces et un câble de démarrage et on se met à l’ouvrage. Au bout de quelques minutes, on constate, avec soulagement, que c’était bel et bien la batterie qui était à plat. On va pouvoir repartir !

A notre arrivée à Reykjavik en fin de matinée, je parviens à garer le 4×4 non loin de l’agence de location, mais pas sans difficulté compte tenu de ses dimensions. Ca y est, notre périple en autonomie touche à sa fin ! On a en effet décidé de profiter d’une journée tranquille à pied dans les rues de Reykjavik, avant de prendre un bus le lendemain pour rallier à nouveau l’intérieur des terres, cette fois dans la région du Landmannalaugar.

Après un excellent déjeuner de saumon dans un des restaurants du centre-ville (petit plaisir non dissimulé après nos tambouilles de camping !), place à la visite de Reykjavik !

On décide tout d’abord de flâner au hasard de ses rues, histoire de nous détendre et d’humer l’ambiance. On est assez vite gagnées par une drôle d’impression : Reykjavik a beau être la capitale de l’Islande, elle ne donne aucunement cette sensation. Il y règne une atmosphère toute provinciale, un calme et une sérénité que je n’ai expérimentés dans aucune autre capitale d’Europe, à l’exception de Stockholm. A croire que c’est l’apanage des pays nordiques… Pourtant, c’est là que vivent deux tiers des Islandais. Bon, il est vrai qu’ils ne sont, en tout et pour tout, que 320 000…

On prend le temps d’apprécier le patchwork formé par ses atypiques petites maisons de tôle ondulée, aux façades ou toits joyeusement colorés, qui ponctue des rues et ruelles parfois pentues.

La tôle ondulée a été initialement importée par les Britanniques au milieu du 19è siècle. Les habitants se sont approprié le matériau qui, dans un contexte de pénurie en bois (les forêts sont rares en Islande…), s’est avéré un isolant durable et efficace pour protéger des rudes conditions climatiques de l’île.

Mais les couleurs ne font pas à elles seules le charme des rues de Reykjavik… il y a aussi le street-art, omniprésent !

On s’arrête ça et là dans les librairies, les boutiques. L’une d’elle propose des vêtements tricotés en laine islandaise. C’est clairement hors de notre budget mais impossible de ne pas s’arrêter pour apprécier ces produits d’artisanat typiques.

Après cette belle balade, on rejoint le monument emblématique de Reykjavik : son église luthérienne, la Hallgrímskirkja. Sa taille (74,5 mètres de haut) et son architecture en béton, élancée comme une fusée et inspirée des orgues basaltiques très présentes dans tout le pays, en font une attraction majeure et inédite. On aime ou on n’aime pas, mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne laisse pas indifférent…

Sa construction aura duré 41 ans, de 1945 à 1986. Son architecte était Guðjón Samúelsson, le même qui réalisa l’église d’Akureyri (on comprend mieux leur similitude !). A l’intérieur, l’austérité est également de mise, pas d’ornements superflus, de sorte qu’on apprécie pleinement la perspective d’arcades tout le long de l’allée centrale. On a également été impressionnées par la beauté des orgues au-dessus de l’entrée, orgues musicales cette fois-ci 😉 Hautes de 15 mètres, elles comptent pas moins de 5 275 tuyaux ! Une merveille.

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