Heimaey, îles Vestmann : arrivée au port et ascension de l’Eldfell

Cap sur l’archipel des îles Vestmann, et plus précisément sur Heimaey, la plus grande (13,4 km²) ! Le ferry navigue doucement sur l’océan et on a le temps de profiter de la vue sur d’autres îles mystérieuses, aux falaises très accidentées.

Après environ trois heures de traversée, on accoste dans le petit port de Heimaey, entouré de falaises escarpées. Il nous tarde de découvrir cette île magique qui compte à peine plus de 4 000 habitants, vivant essentiellement de la pêche.

Notre première aventure sur Heimaey : l’ascension de l’Eldfell, un volcan né en 1973 lors d’une unique éruption qui a duré cinq mois et dont les cendres et coulées de lave (plus de 30 millions de tonnes de lave !) ont enseveli un tiers de la ville. Autant dire que cette éruption a définitivement marqué les esprits !

Le déversement de plusieurs tonnes d’eau de mer aura finalement eu raison du tempérament de feu de l’Eldfell qui ne s’est, fort heureusement, jamais réveillé de nouveau 😉 L’éruption aura néanmoins eu le mérite de fournir à Heimaey de l’énergie géothermique pendant près de 10 ans !

En route pour l’Eldfell, on en profite pour admirer le paysage. Le sentier ménage un beau point de vue sur la ville et ses maisons colorées, nichées dans le vert des falaises.

Le point culminant de l’Eldfell se situe à 220 mètres au-dessus du niveau de la mer et se rejoint assez rapidement, au terme cependant d’une ascension plutôt périlleuse car sableuse et rocailleuse (donc glissante !). Tout autour : du noir, du rouge, du vert…

En chemin, je croise ce très bel oiseau au plumage gris et jaune : un pluvier doré. Cet oiseau aime les terrains plutôt plats et la végétation rase et se reproduit dans les zones arctiques et boréales. C’est un champion : il peut parcourir plus de 20 000 kilomètres par an pour bénéficier tant de l’été boréal qu’austral. Son arrivée en Islande au printemps est très attendue, car elle signale l’arrivée des beaux jours.

Au sommet, l’effort est récompensé par une vue absolument magnifique sur toute l’île, à 360°, caractérisée par d’intenses contrastes de couleurs : le rouge des braises de l’Eldfell, le noir du champ de lave qui l’environne, les nuances de vert des lichens et des falaises escarpées bordant les côtes et, bien sûr, le bleu rêveur de la mer…

Une beauté brute, sauvage, qui se laisse largement contempler et savourer avant d’entamer la descente 🙏

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