7 avril 2018 : départ pour Tōkyō !

De Paris à Tōkyō, vol de nuit ✈️

Nous sommes le 6 avril au soir, et dans quelques heures, à 23h30 précisément, c’est le grand départ pour quinze jours solo au Japon ! Stress, excitation… à ce moment-là, tout se mélange dans ma tête et dans mes tripes.

On décolle, l’aventure commence, 1ère fois solo sur un aussi long courrier : 11 heures de vol ! Avec le décalage horaire (7 heures), l’arrivée à Tokyo est prévue le lendemain à 18h20…

Le vol se déroule agréablement et je réussis à dormir sur plus de la moitié du parcours. Durant l’atterrissage, on nous fait remplir deux formulaires pour valider notre entrée au Japon. Quelques données personnelles et infos sur notre séjour. Rien de bien méchant, mais j’hésite sur certaines rubriques et cela me donne l’occasion de discuter avec ma voisine.

La descente ne se fait pas sans quelques turbulences (ça secoue !) et vers la fin, on survole très bas des terre-pleins et la mer. La nuit est tombée mais les vagues se dessinent parfaitement et on a l’impression de les frôler. Toute la baie de Tokyo est parsemée des lumières des péniches et bateaux qui glissent silencieusement sur l’eau, un beau spectacle.

Puis on atterrit, et sur la piste, on se rapproche de l’aéroport. Là, je réalise que je viens d’atterrir très loin de chez moi, l’excitation grandit ! Après le passage aux douanes, empreintes et photo, ma voisine d’avion (avec qui j’avais commencé à sympathiser) et moi-même récupérons nos sacs placés en soute.

Nihon he Yokoso! Bienvenue au Japon ! 🇯🇵

C’est le moment de se séparer. Après être allée récupérer ma “pocket wifi” (pour avoir internet partout avec moi) et cru avoir perdu mon passeport (10 mn de stress…), je me munis d’un précieux plan des transports tokyoïtes au Tourist Information, ainsi que d’une carte PASMO qui me permettra de voyager sur les transports tokyoïtes et qui fonctionne comme la Oyster Card à Londres.

Pour le premier soir, je suis gâtée : je dois prendre 3 lignes de métro différentes. L’occasion de tester mes facultés d’orientation et d’adaptation. Une 1ère ligne relie Shinogawa. Les 2 autres lignes doivent me permettre de rejoindre la station près de laquelle se trouve l’auberge. Arrive le moment inévitable où je me demande quelle ligne prendre. Un Japonais s’arrête alors spontanément pour me demander si j’ai besoin d’aide et m’expliquer comment faire. Incroyablement serviable !

La sensation est étrange : j’ai l’impression d’être en terrain connu (le métro, l’effervescence…), mais les panneaux sont dans une langue que je connais pas, avec des signes que je ne connais pas, pour la plupart. Autour de moi ça parle japonais, les gens sont hyper disciplinés…

La dernière portion du trajet me donne l’impression d’avoir été soudainement téléportée sur une autre planète, ou dans un film de science fiction : le train glisse avec rapidité et légèreté entre de grands buildings plongés dans l’obscurité, seulement réveillés de temps à autre par des néons géants.

Dans le train, il y a un écran sur lequel passent des publicités très acidulées en japonais, des affiches colorées partout, et toutes les informations dont le voyageur a besoin pour se repérer. Les sièges sont confortables et disposés de chaque côté des wagons. Le tout donne une impression de grande modernité à laquelle je ne suis pas habituée.

D’abord pas sortie de l’auberge, j’y suis finalement arrivée 😊

Arrivée à bon port, j’entreprends de rejoindre mon auberge de jeunesse. Quelle direction prendre? Là encore, un Japonais très aimable m’indique le chemin, puis des Taïwanais en vacances. Et après m’être un peu perdue dans les rues, entre les immeubles et sur les larges avenues, après avoir demandé mon chemin encore une fois ou deux, me voilà enfin arrivée à l’auberge.

Accueil chaleureux, on enlève ses chaussures puis tour du propriétaire. Je rejoins mon dortoir de 4 lits, petit mais très propre. Là je fais la connaissance d’une Néerlandaise très sympa, on bavarde un peu. Puis une deuxième nana fait son apparition, c’est une Américaine vivant à Auckland. Rebelote, on discute longuement, le courant passe extrêmement bien !

Enfin, il est l’heure de prendre une douche puis de faire dodo. Je dois faire fi de cette excitation qui monte à l’idée de commencer ma découverte de Tokyo dès le lendemain matin aux aurores. Je trépigne d’impatience ! Bien qu’ayant beaucoup dormi dans l’avion, je me force à me coucher et, là encore à ma grande surprise, je sombre dans les bras de Morphée. Je dors d’un sommeil réparateur qui ne me permettra pas de connaître les joies du décalage horaire. Good news !

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