28 septembre 2015 : en route pour Tadoussac et les Escoumins, sortie aux baleines

On a très bien dormi cette nuit, et au réveil, un petit-déjeuner buffet nous attend dans le salon, bientôt rempli de convives. L’ambiance est agréable à La Châtelaine de La Malbaie, un peu feutrée mais conviviale. Le buffet est éclectique : différents pains, des confitures maison… et même un Kouglof maison ! L’ Alsace au Québec, voilà qui est original… 🙂

On goûte enfin les fameux « cretons » québécois, dont la vague ressemblance qu’on leur donne avec nos rillettes françaises ne les honore pas à leur juste valeur : ce n’est pas tout à fait la même chose, et le goût des cretons nous apparaît plus fin et plus savoureux.

LE CHARMANT VILLAGE DE PORT-AU-PERSIL

Ce matin on reprend de nouveau la route, sous un magnifique soleil. On doit rejoindre le village des Escoumins, un peu au nord de Tadoussac. L’occasion de longer la suite de la côte charlevoise, tout aussi belle, jalonnée de petites églises et de villages charmants.

On s’arrête à mi-chemin à Port-au-Persil, un mignon petit village aux airs bretons, niché en contrebas de la route, avec une cascade et comme une impression d’être complètement en dehors du temps, perdus sur la carte. C’est beau, c’est calme, on a envie de prendre racine et de se laisser bercer par le vent, qui souffle quand même bien fort ce matin (la portière de la voiture a failli s’envoler !) 🙂

Je vous laisse prendre racine vous aussi…


La petite église de Port-au-Persil est extrêmement photogénique au milieu des rochers, le panorama rappelle un peu la Bretagne…

VERS TADOUSSAC

Bon an mal an, on reprend notre carrosse en direction de l’embouchure du fjord du Saguenay. Il va falloir troquer notre voiture contre un ferry, pour traverser sur l’autre rive… Tout est parfaitement organisé pour permettre à tout le monde d’embarquer rapidement et d’arriver promptement de l’autre côté, destination Tadoussac : il y a un ferry toutes les 20 minutes, donc même pas le temps de souffler qu’on est déjà sur le mastodonte.

Sur le pont, on ne se lasse pas d’admirer la vue sur l’entrée du fjord, nimbée d’une douce lumière presque hivernale (??). Les nuages s’effilochent, s’égrènent en tendres couleurs pastel et… pardon ! me revoilà qui m’égare et poétise…

C’est la fin de matinée et nous voilà déjà à Tadoussac, ravis de cette charmante bourgade qui a l’air de vivre nonchalamment, en dépit de ses nombreux touristes. Et pour cause : tout le monde vient ici pour voir les baleines et… nous aurions été bien inspirés de faire nous aussi notre excursion aux baleines ce matin-là, plutôt que d’attendre le début d’après-midi aux Escoumins. Mais patience, je vais vous conter cette histoire quelques lignes plus tard… 🙂

En attendant, voici l’impressionnant presbytère de Tadoussac…

… et la petite chapelle bigarrée de Tadoussac, une véritable ancêtre (cf. ci-dessous) !

Dans un autre genre, moins minimaliste, voici l’hôtel de Tadoussac :

Et en face, la vue :

Dans la petite chapelle, toute de bois vêtue, l’autel ne passe pas inaperçu.

Un peu plus loin, un ancien poste de traite :

Et de jolies maisons colorées face au Saint-Laurent !

EN ROUTE POUR LES ESCOUMINS !

Après avoir un peu traîné nos guêtres à Tadoussac, on décide de prendre la route vers Les Escoumins. Le trajet est un peu long et inquiets, on voit les nuages s’amonceler progressivement dans le ciel et le vent se lever. La météo se métamorphose en très peu de temps, et on commence à se demander si on va pouvoir faire notre sortie aux baleines…

On arrive dans la communauté innue Essipit (en innu, « rivière aux coquillages ») et, sur la route, on s’étonne de ce petit monde, dont les habitants aiment à rappeler l’identité sur les façades de leurs maisons. Arrivés à l’agence qui s’occupe des sorties « zodiac baleines », on s’enquiert du planning. On nous explique qu’effectivement, le temps s’est bien gâté depuis ce matin, et qu’on en saura plus d’ici une heure et demie.

On en prend notre parti et, en attendant, on décide d’aller dans un petit fast-food pas très loin, dont l’intérieur n’a rien à envier au décor kitsch des restos-route à l’américaine. On y mange des portions gigantesques de la fameuse « poutine » québécoise et autres plats chauds revigorants. Il faut dire qu’il ne fait pas bien chaud depuis une heure ou deux !

UNE SORTIE AUX BALEINES TRES MOUVEMENTEE…

Après cette pause déjeuner, on s’en retourne à l’agence. Là, ils nous ont expliqué que la sortie était maintenue mais qu’au large, il y avait des vagues de deux mètres et que ça allait être un peu sportif. La sortie était clairement déconseillée aux personnes ayant mal au dos ou, à plus forte raison, aux femmes enceintes. Avec mon compagnon, on s’est regardés un moment, mais on était formels : pas question de laisser tomber cette excursion, on l’avait réservée longtemps à l’avance, on avait très envie de voir les baleines, et ce n’était pas quelques vague(lette)s qui allaient nous arrêter !

Fiers et téméraires, nous avons enfilé d’élégantes combinaisons jaune plastique, une veste de flottaison rouge, des bottes en plastique, un bonnet et deux paires de gants. On était magnifiques ! Avec six autres personnes et deux membres de l’équipage, on se dirige ensuite vers le zodiac. On nous apprend alors que les vagues atteignent les cinq mètres au large… Encore une fois, on se dévisage avec mon compagnon, un peu perplexes : cinq mètres, ça fait comment ? On ne va quand même pas se laisser intimider ?…

Devant le zodiac, on aperçoit bien les deux moteurs derrière, mais sur le moment, ça ne nous a pas plus interpellés que ça. Ce n’est qu’ensuite qu’on s’en souviendra…

(…)

La suite, c’est ici : 29 septembre 2015 : à l’Anse-Saint-Jean (fjord du Saguenay)

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