27 septembre 2015 : côte de Charlevoix, Saint-Joseph-de-la-Rive, La Malbaie

Ce matin, on lève le camp ! Démontage de tente, rapatriement des affaires dans la voiture, et après un sobre petit-déjeuner avec nos dernières victuailles, on démarre notre journée, bien décidés à rallier de nouveau la côte, direction La Malbaie (et plus si affinités).

L’ARRIVEE A LA MALBAIE

On rejoint La Malbaie en peu de temps. Première impression mitigée : la ville est très étalée, sans véritable centre. Après s’être enquis de notre route au « tourist information », on se dirige vers notre gîte, « La Châtelaine ». Celui-ci est en fait une vaste maison en bois, incroyablement spacieuse et douillette, appartenant à un couple très sympathique.

On dépose nos affaires, on se relaxe un peu et on s’interroge sur ce qu’on va faire de notre après-midi. On ne réfléchit pas longtemps : il semble que toute la côte entre Baie-Saint-Paul (que nous avons quitté il y a quelques jours) et La Malbaie soit splendide, avec de beaux petits villages. Alors c’est décidé : on va longer la côte et s’arrêter où on aura envie.

COULEURS D’AUTOMNE A SAINT-JOSEPH-DE-LA-RIVE

Notre vadrouille nous amène à Saint-Joseph-de-la-Rive, un petit village très réputé qui va occuper une partie de notre après-midi.

On arrive en début d’après-midi et nos estomacs, ces tyrans, ont faim (une fois de plus !). On saute sur la première terrasse de restaurant qu’on trouve et on y mange très convenablement. A la table d’à côté, des Américains tentent de comprendre le menu, écrit uniquement en québécois et regorgeant de spécialités locales. Ce qui donne lieu à un fou rire entre eux, nous et la patronne. On leur traduit les plats et on entame une intéressante conversation avec eux, mi-touristique mi-littéraire 🙂

Après avoir calmé notre faim, on découvre enfin le petit village et ses romantiques couleurs sous le soleil d’automne. Joli, non ?

A Saint-Joseph-de-la-Rive, comme sur l’île d’Orléans, se trouve un musée maritime, ainsi que de vieux bateaux (dont un remorqueur) qu’on peut visiter. On y passe un peu de temps et ça vaut la peine : plein d’explications, plein de documents sur l’histoire de Saint-Joseph, sur ses marins, et des bateaux très bien conservés dont on peut visiter quasiment tous les recoins…

… et même la salle des machines !

On s’attarde longuement à Saint-Joseph-de-la-Rive, petit havre de paix un peu perdu sur la côte charlevoise. Décidément, cette région nous enchante.

LE MUSEE DE LA REGION DE CHARLEVOIX

C’est à regret que nous quittons Saint-Joseph pour retourner à La Malbaie. A l’entrée de la ville, on passe en voiture devant le golf de l’hôtel Fairmont du coin, qui est apparemment un des plus beaux golfs d’Amérique du Nord. En tout cas, il nous impressionne, avec son vert flamboyant et sa vue hallucinante sur le Saint-Laurent. Jugez par vous-même…

Il n’est pas très tard et on se demande un peu ce qu’on va bien pouvoir faire du reste de notre après-midi. Les choix ne manquent pas à La Malbaie, surtout les visites de fromageries ou cidreries locales, mais on n’est pas très tentés aujourd’hui. Alors que faire ?

On s’arrête pas loin du casino et là, on découvre qu’il y a, à quelques mètres de nous, le musée de la région de Charlevoix. On sait alors à quoi employer notre après-midi : découvrir tous les secrets de cette région qui nous a tapé dans l’oeil !

Mais une fois à l’intérieur, la surprise est de taille. Le musée en question n’a pas grand chose à voir avec le concept de nos musées français. Au début, c’en est presque déroutant. Car une grande partie du musée est alors consacrée aux objets coups de coeur des habitants de la région. Un peu de tout : un vieux coffre en bois, une peinture inconnue, une poupée, un objet insolite mais bien utile de la vie quotidienne…

Et finalement, je dois avouer, on s’est laissés totalement prendre au charme de cette collection d’étrangetés ! Car non, c’est plus qu’une simple collection un peu dépareillée. Chaque objet, sorti de sa torpeur (grenier ou cave), est magnifiquement mis en valeur. Il est accompagné d’un texte dans lequel les habitants partagent tous les souvenirs, toutes les émotions, toute l’histoire (petite ou grande) attachée à ces objets. Toute l’âme de ces petits trésors est parfaitement et délicatement restituée. Plus on explore, plus on sent l’attachement profond des habitants pour leur famille, leur région, leur terroir, leur histoire. Et là on prend conscience que c’est cet attachement un peu nostalgique, mais plein d’optimisme, qui nous a touché à Charlevoix. C’est peut-être d’ailleurs aussi ce qui fait la magie de ses paysages.

RENCONTRE, DÎNER GASTRONOMIQUE ET ECLIPSE DE LUNE

On prend le temps de flâner à travers cet univers un peu désuet, avant de retourner tranquillement à notre gîte. On s’installe sur la terrasse du salon jusqu’au coucher du soleil. Sur la terrasse, on fait la connaissance d’une jeune Française qui fait ses études depuis quelques années au Québec. Elle dit qu’elle n’est pas sûre de rentrer, que les hivers québécois pourraient la pousser à revenir en France… Mais elle a bien le temps d’y repenser.

Elle nous semble douce, la vie québécoise. Peut-être est-ce l’effet des vacances. Mais on se laisse complètement bercer, on est un peu comme des enfants ce soir-là…

En bons gourmands, l’appétit vient sonner de nouveau à notre porte. Il est l’heure d’aller tester un excellent restaurant qui nous a été vivement recommandé par la maison : « Chez Truchon ». Alors on y va doucement à pied. On nous avait dit que ce n’était pas le premier prix, mais on va vite comprendre qu’on nous a envoyés dans un véritable temple de la gastronomie. Pas pour toutes les bourses, mais assurément délicieux.

Pas moins de 7 plats à la carte, nous sommes joueurs ! Et quels plats… Une merveille de foie gras poêlé en entrée, accompagné et assaisonné avec un goût qui ne nous étonne même plus : oubliez vos préjugés sur la cuisine québécoise (poutine et autres) car nos amis Québécois savent marier magnifiquement les saveurs. Le canard confit est divin, le dessert l’est plus encore. Le granité façon gin tonique juste avant ? Original et parfaitement rafraîchissant. Et j’en oublie…

La peau du ventre est plus que tendue à la fin du repas. Voilà un gastronomique qui associe qualité, quantité… et gentillesse. Que demander de plus ? Mais j’oubliais : tout était parfait, jusqu’à la playlist diffusée dans la salle, une caverne d’Ali Baba de musiques de jazz et du monde 🙂

Il est 22h passé et on avait presque oublié : c’est l’éclipse de lune ce soir ! On ne peut quand même pas rater cet événement… Alors arrivés au gîte, on reste un moment dehors à observer la lune se couvrir lentement d’un voile noir et se parer d’un halo roux. Quel spectacle !

Voilà qui vient clore une superbe journée, à l’image de toutes celles qui l’ont précédée jusque-là. Le sommeil sera bienheureux, une fois encore !

La suite, c’est ici : 28 septembre 2015 : en route pour Tadoussac et les Escoumins

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