26 septembre 2015 : randonnée de l’Acropole des Draveurs au parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie

Aujourd’hui, levée aux aurores. Il va falloir s’armer de courage car l’Acropole des Draveurs nous attend… On nous a prévenus que c’était du sport pour venir à bout des 10,4 kilomètres aller-retour et des 800 mètres de dénivelé, mais on veut faire cette rando, on veut voir la vue en haut, on est motivés à 300% !

LA DIFFICILE ASCENSION VERS LE SOMMET

On a tout prévu : casse-croûte, barres énergétiques, pommes, 2 litres d’eau chacun. Pas de bâtons de marche, en revanche : c’est conseillé, mais pas obligatoire.

Le camping se situe juste en face de l’entrée du sentier, alors frais et reposés, on s’engage sur le chemin aux alentours de 9h. On n’est pas les premiers, visiblement, mais pas loin. Ce qui nous permet de profiter pleinement de la marche.

Comme au parc des Grands-Jardins, la première demi-heure est ardue : ça grimpe sec, et je respire mal. Résultat, hyperventilation, mal de tête et vertiges assuré. Une fois passée cette demi-heure, tout va bien, l’effet s’est dissipé. Et c’est avec enthousiasme qu’on grimpe la côte. Et pas de plat cette fois pour se reposer !

On est plongés dans la forêt, on écoute tout ce qui nous entoure, on ne pense à rien, on est heureux. On commence à deviner le soleil entre les branchages. De temps en temps des trouées nous permettent d’admirer un peu le paysage. En bas, tout devient miniature en un rien de temps !

On grimpe, on grimpe, et on s’arrête régulièrement pour reprendre notre souffle. Deux heures plus tard, on arrive devant un lac et un panneau qui nous indique fièrement que nous avons monté 700 mètres, et qu’il ne reste plus que 100 mètres jusqu’au sommet.

UN PANORAMA VERTIGINEUX

On continue à grimper, ragaillardis par cette bonne nouvelle. On commence à avoir un peu mal aux jambes quand on arrive en haut. Et effectivement… la vue est impressionnante !

Sous nos pieds, le vide vertigineux et la rivière en contrebas, si minuscule…

Vision fantastique de la rivière se faufilant au creux des montagnes :

Mais notre randonnée n’est en fait pas terminée, et on le découvre assez rapidement. Ceci n’est que le sommet n°1, et il y en a trois. Ce qui veut dire qu’en dépit de nos jambes fatiguées et de notre irrépressible envie de nous asseoir, il faudra encore 20 bonnes minutes d’escalade (au sens premier du terme car ce sont de gros rochers qu’il faut grimper !) pour savourer enfin l’effort accompli.

Alors on se remet en marche courageusement, scrutant l’environnement magnifique qui nous entoure.

On est tout petits dans cette immensité…


Une petite demi-heure plus tard, on atteint le sommet n°3 et la vue est différente, tout aussi belle d’ailleurs. Deux lacs s’offrent à nos yeux, d’un bleu parfait, entourés d’une forêt serrée de sapins :

On s’assoit parmi les autres randonneurs, contre un rocher. Il fait très froid alors on s’emmitoufle. On admire le paysage puis on sort nos victuailles, bien méritées 🙂

On reste un moment à contempler, à profiter, à nous détendre aussi un peu. On vous recommande mille fois cette incroyable rando, l’effort est parfaitement récompensé, le panorama est fabuleux !

On se remet sur pieds ensuite, pour regagner gentiment le premier sommet. On est toujours scotchés par l’endroit… et nos appareils photo continuent de mitrailler au passage…

Pour ne rien gâcher, l’automne commence à parer les sommets de magnifiques couleurs.

LA DESCENTE, PAS DE TOUT REPOS… 

Au bout d’un moment, voyant les sommets se remplir de monde (on est samedi et la rando est réputée, on a bien fait de partir tôt), on décide d’entamer la descente. Et ce n’est pas si facile de descendre une telle côte, nos muscles protestent et se rappellent sans cesse à notre bon souvenir. On avoue qu’à la fin, on avait vraiment hâte d’arriver, surtout en enjambant les roches en escalier escarpées du début du parcours.

Un moment, on croise un groupe de randonneurs dans le sens de la montée qui nous demandent s’ils sont bientôt arrivés au sommet. On se regarde, on sourit, gênés. On ne va quand même pas leur mentir : « euh… vous avez encore du chemin… courage ! »

Arrivés tout en bas, en fin d’après-midi, premier réflexe : se poser un peu, boire, souffler. Et réaliser qu’on vient de faire une rando exigeante et qu’on est contents parce qu’on l’a faite. En 5h en plus ! (le temps moyen indiqué pour ce sentier).

NOUVELLE SOIREE MAGIQUE SUR LE CAMPEMENT

De retour sur le camping, fourbus, on s’installe à notre table et on décompresse. Comme d’habitude, les écureuils sont légion et il y en a même un petit futé qui se faufile sous la voiture et… réapparaît sur un pneu !

On ne se lasse pas de contempler la rivière au soleil couchant et les bébêtes. On aurait envie de rester des jours ici…

Ce soir, rebelote, on se prépare un bon feu bien chaud. Il commence à faire sacrément froid, mais on résiste, on tend les paumes de nos mains au-dessus de la flamme et on se laisse bercer par les bruits de la forêt. Avant de regagner notre fidèle tente verte, nos sacs de couchage et nos plaids… Demain, fini la tente, retour à la nuit en gîte.

La suite, c’est ici : 27 septembre 2015 : côte de Charlevoix, Saint-Joseph-de-la-Rive, La Malbaie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *