24 septembre 2015 : randonnée du Mont-du-Lac-des-Cygnes au parc national des Grands-Jardins

Ce matin, un agréable rayon de soleil vient nous chatouiller le nez. On se réveille en douceur, dans le petit cocon du gîte TerreCiel. Notre destination du jour, le parc national des Grands-Jardins, au nord de Baie-Saint-Paul, nous met également de très bonne humeur !

Après avoir bouclé nos valises (encore une fois), on descend prendre notre « déjeuner » en compagnie des autres « pensionnaires » du gîte. David est en train de préparer des pancakes aux bleuets… mmmmhhh… ça sent divinement bon ! On se régale ce matin, et c’est bien repus et contents d’avoir partagé notre table de « déjeuner » avec nos nouveaux amis de Montréal que nous nous mettons enfin en route pour notre prochaine étape.

DEMARRAGE DE LA RANDO

La route est belle, comme toujours, et on arrive assez vite à l’entrée du parc, tout guillerets et impatients de démarrer une nouvelle randonnée. Notre choix se porte sur celle du Mont-du-Lac-des-Cygnes, un sentier assez difficile qui doit nous mener apparemment à une belle vue panoramique au sommet (à 980 mètres).

8,4 km aller-retour, soit 4 heures de marche, on est ravis 🙂 On démarre à 480 m, donc le dénivelé est d’environ 500 m, de quoi se remettre en forme après la Jacques-Cartier.

La rando n’est pas évidente mais très agréable : grand ciel bleu, grand soleil, et le chemin sur les hauteurs, jalonné de jeunes arbres, nous plaît bien.

Ce n’est rien en comparaison de ce qui nous attend là-haut, et dont on a un avant-goût quelques centaines de mètres avant : vallonnements, légères nuances automnales, feuillus et conifères… Je suis en pâmoison devant ces paysages.

On atteint un petit lac après midi, et comme on commence à avoir faim, on dégaine les chips, les pommes et les quelques autres victuailles qu’on avait rangées dans nos sacs-à-dos. Et on admire…

DERNIERS EFFORTS JUSQU’AU SOMMET

Une demi-heure plus tard, on est repartis et on affronte la partie la plus délicate du chemin, désormais en escalier et de plus en plus raide. Le souvenir du « Grouse Grind » (cf. mon voyage à Vancouver et dans l’Ouest canadien ;)) réémerge soudainement dans ma conscience… Heureusement, on en est quand même loin !

Tout à coup, on entend au loin (pas si loin…) un grognement. Il a tout du grognement d’un ours, en fait. On se demande si on a rêvé, lorsqu’on croise cinq minutes plus tard un couple qui redescend sur le sentier et qui nous dit « Vous avez vu l’ours? ». On répond « Non, mais on a cru en entendre un ». Et là, ils nous expliquent qu’ils ont vu, depuis le sommet, un ours se déplacer sur la colline en face. Bon, on doit avouer qu’on aurait bien aimé le voir nous aussi, mais… de loin, hein 😀

Puis le sommet commence à s’ouvrir devant nos yeux. Un panorama à couper le souffle, n’est-ce-pas ?

La vue est à 360° et après avoir admiré longtemps ce vallonnement sans fin, constellé de couleurs, on regarde de l’autre côté et on découvre une longue plaine dont l’horizon s’étend jusqu’au Saint-Laurent.

Impossible de se détacher de cette fantastique vision qu’on a de là-haut !

LA DESCENTE

On songe à redescendre enfin quand un avion militaire surgit de nulle part, une apparition un peu surnaturelle au milieu de cette nature. Les manoeuvres sont impressionnantes.

On s’en retourne tout doucement sur le sentier, qu’on connaît désormais. La descente peut être également éprouvante par moments, d’autres muscles étant sollicités… Mais on arrive évidemment sans encombres tout en bas, fourbis mais heureux de notre escapade.

On rejoint notre place de camping pour la nuit. Pas très propre, cette fois, mais on y remédie rapidement et on installe tranquillement notre tente. Ce soir-là, feu de bois impeccable et modeste festin.

Une fois repus et saisis tout de même par le froid, on va se coucher, prêts et enthousiastes pour la suite du périple : deux nuits dans le parc (presque voisin) des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, et de nouvelles randos en perspective !

La suite, c’est ici : 25 septembre 2015 : parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, bateau-mouche et petites randos

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