23 septembre 2015 : Cap Tourmente et Baie-Saint-Paul

En route pour Baie-Saint-Paul ! Mais avant, on passe en voiture devant les hautes chutes de Montmorency, on admire en chemin la belle rive nord du Saint-Laurent et on s’arrête à la Réserve nationale de faune du Cap Tourmente.

LA RESERVE DU CAP TOURMENTE

C’est un endroit sans chichi : herbes, arbres, marais (les marais à Scirpe d’Amérique, une plante dont se nourrit l’oie des neiges pendant ses migrations annuelles)… Aussi un lieu privilégié pour l’observation des oiseaux.

A cette période de l’année, les oies des neiges ne doivent pas tarder, mais on est arrivés un peu tôt. Qu’à cela ne tienne, un filet japonais permet de recueillir quelques oiseaux. Deux/trois personnes du centre d’interprétation de la biodiversité du cap Tourmente les étudient et enregistrent toutes leurs caractéristiques avant de les relâcher. Ce matin, deux petits oiseaux dont un très beau viréo.

On se balade un peu à travers les sentiers aménagés du Cap, jusqu’au début des marais.

On doit reprendre la route en milieu de matinée, bien qu’on aurait aimé rester plus longtemps et s’attaquer à des sentiers un peu plus longs, vers les falaises. Une autre fois peut-être…

DECOUVERTE DE BAIE-SAINT-PAUL

Sur la route, on croise régulièrement de grands panneaux jaunes ornés d’un orignal. Apparemment, le risque est « élevé » de croiser ces animaux sur 4 km, et ce à plusieurs reprises. Mais pour nous, ce sera une légende : pas d’orignal en vue, dommage (quoique c’est peut-être mieux pour la voiture…).

Arrivés à Baie-Saint-Paul, on s’arrête au « tourist information » et on découvre l’endroit, une petite ville mignonne comme tout, avec deux rues principales très fournies en boutiques d’artisanat local et en galeries d’art.

L’église principale est majestueuse et ses clochers tutoient presque les nuages 🙂

Voilà le centre-ville, très fréquenté encore à cette période de l’année. On aime instantanément l’ambiance de flânerie qui règne dans ces petites artères…

On se laisse un peu porter de vitrine en vitrine mais la faim nous rattrape vite. On nous a recommandé une bonne petite « bouffe » au Joe Smoked Meat ; là-bas, la spécialité, c’est la viande fumée à s’en exploser la panse ! Déclinée sous différentes formes, elle se laisse le mieux apprécier dans le « special » du chef, un sandwich garni de pepperoni, de « pickles » (cornichons), de salade, d’oignons. Le gérant est de belle humeur, très bon enfant, et l’ambiance est incroyablement survoltée dans ce resto coloré et dont les murs sont couverts du sol au plafond.

Difficile de courir cet après-midi après cette orgie culinaire. On se balade encore à travers les rues de Baie-Saint-Paul, qui décidément nous plaît beaucoup. Puis en milieu d’après-midi, on décide de se rendre à notre gîte. Il s’appelle « TerreCiel » (tout un programme !) et est tenu par un certain David… et on a hâte de le découvrir car on a lu tant de commentaires élogieux sur ce gîte !

Après un peu d’attente, on fait enfin la connaissance de David, un jeune gérant très sympathique, qui nous fait faire le tour du propriétaire et avec lequel on discute un moment. Notre chambre est superbe ! Lambrissée de bois, décorée avec goût, comme un rêve. En fait, ce petit cocon porte parfaitement son nom.

LA BAIE ET SES SUPERBES REFLETS 

David nous exhorte à aller voir la baie, celle qui donne son nom à la ville, et on se met donc en chemin. C’est à quelques centaines de mètres du gîte, au bout de la rue. Le soleil fait cache-cache entre les nuages mais les rayons baignent la côte d’une très jolie lumière.

Il y a de très belles maisons tout au long de la rue, toutes de bois pastel, typiques de la région de Charlevoix, comme celle-ci :

Enfin le petit port de la Baie-Saint-Paul s’offre à nos yeux, et avec lui, les reflets des nuages dans le Saint-Laurent. C’est beau…

La vue qui s’ouvre devant notre regard nous laisse alors sans voix. Cela ne ressemble à rien de connu, un bout de Bretagne, d’Irlande, un bout de côte bordelaise, peut-être? La lumière du soleil est magnifique sur ce bout de terre.

Le soleil décline, on commence à reprendre le chemin en sens inverse et on repère alors, au tout début de la baie, ce fier héron solitaire :

Puis retour en ville sous la lumière du soleil couchant. Moins de monde ce soir, mais on aime toujours autant ces façades diverses, colorées, sereines, joyeuses.

Le soir, on s’installe à la terrasse d’un petit restaurant, sous les lampes chauffantes. On mangera très bien ce soir-là encore, avec de bons produits locaux. C’est sans prétention mais bien cuisiné.

On rentre tout guillerets au gîte, un peu fatigués de notre journée. On croise alors un jeune couple, avec lequel on commence à bavarder. Ce sont deux Montréalais, en voyage de noces et le courant passe très bien entre nous. On discute longuement et on finit par découvrir qu’on est voisins deux nuits plus tard sur le camping du parc des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie ! Alors on se donne rendez-vous là-bas, en se promettant de partager un beau festin autour du feu.

On vient de se faire des amis et c’est donc avec bonheur que nous nous couchons ce soir-là, encore très excités à l’idée que nous allons faire de nouvelles découvertes demain, car nous retournons en pleine nature, dans le parc des Grands-Jardins.

Une chose est sûre : chaque jour apporte son lot de merveilles au Québec !

La suite, c’est ici : 24 septembre 2015 : parc national des Grands-Jardins, rando du Mont-du-Lac-des-Cygnes

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *