22 septembre 2015 : cap sur l’île d’Orléans

Aujourd’hui, départ pour l’île d’Orléans, au sud de la ville de Québec ! Un dernier regard sur la vallée nimbée d’une belle lumière matinale avant de décoller pour notre prochaine étape, non sans excitation.

PAUSE GOURMANDE SUR L’ÎLE

En arrivant sur l’île d’Orléans vers 10h, on s’arrête chez un producteur local qui tient une petite (pas si petite) boutique où il vend ses fruits et légumes 🙂 On achète un jus de pommes frais, deux chaussons aux fraises et… des fraises. Hmmm… un petit festin pour le « déjeuner » ! La vue sur le fleuve Saint-Laurent est très belle, colorée, champêtre.

Ensuite on s’arrête à la chocolaterie du bout de l’île, très réputée, où on décide de manger (encore !) deux boules de glace énormes sur cornet (vanille-pistache pour moi). Joli point de vue encore sur la pointe de l’île…

On rencontre alors un Américain de Washington D.C., dont la voiture porte une plaque « Taxation without representation ». Le problème, c’est qu’ils payent des impôts mais comme Washington D.C. n’est pas un Etat fédéré, il n’a pas de représentants au Congrès. Ce qui n’est donc pas du goût des habitants de là-bas… Avant de prendre à nouveau la route pour rejoindre notre gîte, on entame une petite discussion sur ce sujet avec ce sympathique sujet de l’oncle Sam.

Il est définitivement trop tôt pour prendre possession de notre chambre à « L’auberge du Canard Huppé », donc on décide de faire le tour de l’île. En voiture, car l’île est longue de 26 km !

LE CHANTIER MARITIME DE SAINT-JEAN

On découvre qu’il y a un musée sur le chantier maritime de Saint-Jean. On s’arrête, on se dit qu’une visite guidée serait intéressante. Pendant 45 mn, on apprend des tonnes de choses sur l’histoire du chantier et l’importance de la navigation sur le Saint-Laurent, surtout avant la construction, en 1935, du pont reliant Québec à l’île d’Orléans. La chalouperie est vraiment à voir ! Explications passionnantes, lieu et matériel incroyablement bien préservés…

Il est également très agréable de se balader sur le site, de laisser traîner son regard sur l’horizon du Saint-Laurent…

LE TOUR DE L’ÎLE

Après cette passionnante visite, on s’arrête au niveau de chaque paroisse. D’abord sur le port de Saint-Jean, très calme avec une belle vue sur le Saint-Laurent. L’église, à l’intérieur immaculé, est typique du coin et a quelque chose de simplement fascinant.

On s’arrête régulièrement en voiture pour contempler les bords de l’île, peuplés de bernaches du Canada (des oies sauvages) et d’une myriade d’autres beaux oiseaux.

Les champs à perte de vue, les étages de couleurs, dont la seule limite au bout du bout est le fleuve, ont quelque chose d’absolument incroyable. A la clé : sérénité, impression d’un retour à l’essentiel, à la terre, au bonheur le plus brut. Difficile de ne pas tomber amoureux de l’île d’Orléans…

On continue en voiture jusqu’à l’autre pointe de l’île, par la rive sud, en nous arrêtant à chaque église, à chaque nouvelle commune. Tout au bout il y a cette mignonne église, encore très typique, qui date de 1734 ! On adore ces portes rouges, cette touche de couleur joyeuse au milieu du paysage…

Là, quelques centaines de mètres plus loin, on peut monter sur une tour d’observation, avec une vue sensationnelle sur le Saint-Laurent et les cultures du coin. Un petit paradis agricole, aux jolies couleurs mordorées, un vrai coup de coeur !

Sur la rive nord, on arrive dans la ville de Sainte-Famille. Il y a là un parc magnifique, à côté de cette impressionnante église :

Le parc est arboré, délicieusement vert, avec, en toile de fond, une vue merveilleuse sur le fleuve. Une fois n’est pas coutume…

MERVEILLES GUSTATIVES

Dernière étape de notre périple (il est déjà tard dans l’après-midi) : un petit tour dans la boutique d’une cidrerie. Nous sommes reçus comme des rois, avec une dégustation d’une ribambelle de produits artisanaux (moutardes, confits d’oignons, sauces diverses, chutneys, rillettes et cidres). On se rend compte assez rapidement que l’île d’Orléans est un paradis pour les gastronomes exigeants et amateurs d’authenticité.

Evidemment, on n’a pas résisté à l’envie d’acheter plusieurs de ces délices culinaires. Bien chargés de victuailles, nous nous en retournons ensuite à l’auberge et découvrons notre chambre, légèrement boisée, dans une mode un peu passée, mais très agréable.

Le gérant du « Canard Huppé », Philippe, est le gérant des lieux, mais pas seulement… Il est aussi le chef cuisinier, et quel cuisinier ! Ce sera certainement l’un des meilleurs repas de notre séjour : un excellent dîner, avec une cuisse de canard confite comme je n’en avais encore jamais mangé, moelleuse, fondante à souhait, accompagnée d’une divine purée et de quelques petits légumes. Un moment d’exception. Idem pour le dessert, avec son sorbet fraise et son craquant au chocolat pour moi, des fraises et amandes caramélisées pour mon compagnon.

On se souviendra du « Canard Huppé » ! Chapeau bas à Philippe, qui cumule les fonctions en ce lieu, travaille sans compter et s’en sort avec un brio inégalé.

Après ce repas bien garni, au dodo ! Car le lendemain, on reprend la route de la rive nord du Saint-Laurent, direction Baie-Saint-Paul. Des regrets de quitter la merveilleuse île d’Orléans, mais le mystère de notre prochaine destination titille notre curiosité…

La suite, c’est ici : 23 septembre 2015 : Cap Tourmente et Baie-Saint-Paul

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