11 mai 2014 : du Grootberg au Brandberg

On s’éveille ce matin avec le chant des oiseaux et le soleil naissant. La vue est fabuleuse sur la vallée, baignée de vert et de rose pâle. Il fait un peu frais à 800 mètres mais la brise est très agréable après une chaude nuit. Aujourd’hui, direction le Brandberg !

PETITS DEBOIRES & REDESCENTE

On prépare nos affaires et on se dirige vers le restaurant pour le petit-déjeuner. On apprend alors qu’on a laissé les feux du 4×4 allumés toute la nuit et la batterie est à plat… C’est malin. Le petit-déjeuner attendra, on va devoir recharger la batterie. Heureusement, on a les pinces et les gens du lodge s’empressent de garer une voiture à côté de la nôtre pour pouvoir connecter les deux batteries et faire le nécessaire. Ils sont adorables.

Le 4×4 redémarre. On laisse tourner le moteur une demi-heure et pendant ce temps, on va enfin prendre notre petit-déjeuner. Le choix est vaste ! On se contente de quelques tranches de charcuterie avec du pain, car le dîner d’hier était copieux 🙂

Après le check-out, on se prépare pour notre prochaine étape : le Brandberg ! Mais d’abord, il faut redescendre cette piste démentielle que nous avions entrepris de monter la veille. Ouch, la descente est aussi périlleuse que la montée !

La vue sur la vallée est toujours à couper le souffle, par contre :

LE DAMARALAND, D’INFINIES VARIATIONS DE COULEURS

Ensuite, on reste muets d’admiration devant les paysages qui s’offrent à nous. A chaque détour de la route, de nouveaux panoramas, tous aussi sublimes les uns que les autres.

Il flotte comme une ambiance Arizona sur cette portion de route, mais en plus vert…

Quoique… Au bout d’un moment, le paysage change ostensiblement, et les couleurs cèdent à un ensemble plus uniforme, un peu lunaire :

… puis soudain, après cette montée, à un très étrange « quasi noir et blanc » en plein jour, assez surnaturel.

Et enfin, le retour des couleurs

La route continue, rectiligne…

LE SITE ARCHEOLOGIQUE DE TWYFELFONTEIN

Les roches deviennent plus rouges et on sent qu’on approche de Twyfelfontein, un site de gravures/peintures rupestres qu’on veut absolument visiter.

On opte pour la longue visite guidée de 45 minutes. Il fait très très chaud.

Un gecko prend le soleil sur un rocher.

La guide est très sympathique et nous emmène voir toutes les peintures d’animaux, qui datent de 2 000 à 6 000 ans, dont celle-ci, très connue pour le lion, avec sa queue en forme de main humaine (ce serait la représentation du chaman dans l’autre monde) :

Le coin est magnifique :

Ensuite on va voir les Organ Pipes, ces roches basaltiques qui ont pris la forme de tuyaux d’orgue du fait de l’activité volcanique de la région. Leur hauteur (4 mètres) est assez impressionnante quand on se tient en bas.

EN PISTE VERS LE BRANDBERG, AMBIANCE OUT OF AFRICA

Toujours sous la fournaise, on continue sur la piste D2612 et sur une petite portion de route C.

Et puis à un moment, on décide de prendre la D2319 car elle semble raccourcir l’itinéraire. Grossière erreur…

Au début, c’est une piste en gravier, à peu près carrossable. Après, ça devient un chemin en terre, on passe un village, un berger avec son troupeau de chèvres… Pour l’instant, tout va bien.

Et puis on commence à s’inquiéter car la piste s’efface peu à peu. Le seul repère, ce sont les traces de pneus devant nous ! 🙂 Un moment, on doit traverser le lit d’une rivière asséchée, donc rouler dans du sable mou. Euh… c’est par où la suite?

Le paysage cependant devient de plus en plus fabuleux : la savane de toutes les couleurs (presque vert fluo à certains endroits), la terre et les roches rouges et le Brandberg telle une imposante ombre bleue sur notre droite, c’est vraiment Out of Africa !

Et puis enfin (on n’y croyait plus !) on finit par rejoindre la route C, et le trajet devient plus facile. Toute cette région est fantastique.

CACTUS ET APFELSTREUSEL A UIS

Après pas mal d’heures de route et une après-midi entamée, on arrive finalement à Uis, petite ville étonnante avec ses anciennes mines d’étain et sa population très allemande. Grosses villas cachées par de gros portails, jardins arborés avec plantes grasses et cactus… Et les gens autour de nous parlent allemand ou afrikaans.

Nos hôtes (Petra’s Gaesthaus) sont un peu réservés mais sympathiques. A notre arrivée, ils nous offrent un peu d’eau et ce n’est pas de refus car il fait une chaleur infernale. On s’installe un peu puis on va au café qu’ils nous ont conseillé, le Cactus Café, qui est juste au coin de la rue.

On découvre une petite terrasse ombragée et conviviale, et un café qui ressemble beaucoup à un Konditorei allemand. Là, en plein milieu d’un quasi-désert ! Ils ont une collection impressionnante de cactus, comme ceux-là :

On commande chacun une part de gâteau (Apfelstreusel pour Madame, cheesecake pour Monsieur) et de quoi nous rafraîchir un peu. Le gâteau est si délicieux que je me laisse tenter par une nouvelle part, cette fois-ci de gâteau au chocolat. C’est un régal ! Il faut dire qu’on n’a pas mangé à midi et nos estomacs sont donc bien vides.

LE SUNDOWNER AUX MINES D’ETAIN

On revient ensuite à la Gaesthaus et à 16h45, on part pour un sundowner avec deux autres touristes (des allemands de Nuremberg, chouette !). Dans un Land Rover Defender (rien que ça) on roule jusqu’au sommet d’une colline de sel sous la conduite experte de notre hôte. L’ascension est mémorable car entièrement sur du sable. Notre hôte nous explique l’histoire de la ville et sa passion pour le vol (avion et montgolfière, il propose d’ailleurs un tour en montgolfière au-dessus du Brandberg).

On découvre une ancienne carrière d’étain, immense bassin d’eau très impressionnant qui sert désormais à la pisciculture.

Puis on s’arrête sur le bord du sommet pour profiter du soleil couchant sur le Brandberg et la ville tout en dégustant une bière. Malheureusement, on n’aura pas la chance de voir le soleil faire rougeoyer le Brandberg car il y avait des nuages à l’horizon ce soir-là.

UN LONG DÎNER AU “BRANDBERG REST CAMP”

Après le sundowner, on se rend au Brandberg Rest Camp pour commander un dîner, du steak d’oryx. On attend le plat pendant 1 h 20 et mon ami commence à se demander si les employés du restaurant sont allés tuer l’oryx de leurs propres mains pendant tout ce temps. Mais le temps a moins de valeur en vacances, et encore plus en Afrique. On attend donc gentiment l’arrivée de notre steak qui, agrémenté d’une très bonne sauce de viande et de quelques frites, se révèle délicieux.

On prend un dernier verre sur la terrasse de nos hôtes puis on va se coucher assez rapidement, encore une fois. Demain, on va retrouver le monde urbanisé à Swakopmund !

La suite, c’est ici : 12 mai 2014 : du Brandberg à Swakopmund

Sommaire :

NAMIBIE [MAI 2014]

6 mai 2014 : c’est parti !

7 mai 2014 : de Windhoek au Waterberg

8 mai 2014 : du Waterberg à Etosha (Halali)

9 mai 2014 : à Etosha (vers Okaukuejo)

10 mai 2014 : d’Etosha au Grootberg

11 mai 2014 : du Grootberg au Brandberg

12 mai 2014 : du Brandberg à Swakopmund

13 mai 2014 : excursion à Sandwich Harbour depuis Swakopmund

14 mai 2014 : de Swakopmund à Sesriem

15 mai 2014 : excursion à Sossusvlei (Sesriem)

16 mai 2014 : de Sesriem à Aus

17 mai 2014 : de Aus à Lüderitz

18 mai 2014 : de Lüderitz à Aus

19 mai 2014 : de Aus à Ai-Ais

20 mai 2014 : d’Ai-Ais au Fish River Canyon

21 mai 2014 : du Fish River Canyon au désert du Kalahari

22 mai 2014 : du désert du Kalahari à Windhoek

23 mai 2014 : retour à Paris…

Namibie [mai 2014] : un bilan ?

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