10 mai 2014 : d’Etosha au Grootberg

On est tirés de notre sommeil aux aurores, 5 heures du matin, réveillés par d’étranges bruits… serait-ce des barrissements ? On se demande quelle bête se balade du côté du point d’eau… On se précipite et on distingue vaguement du mouvement derrière un buisson !

On ne verra pas clairement, mais c’est sûr, il s’agit bien d’un éléphant, voire de deux si j’en crois une tache noire un peu plus loin.

LE DAMARALAND, AUTHENTIQUE ET SAUVAGE

On se rend au restaurant pour le petit-déjeuner : oeufs sur le plat et bacon, on est repus… Puis c’est reparti dans notre super 4×4, direction le Grootberg Lodge. On aime beaucoup la route, avec ses longs tracés, quelquefois en montagnes russes !

Il y a ces grandes saillies rocheuses parsemées d’arêtes et de végétation, on dirait presque des gravures :

C’est impressionnant dans les montées et les virages, car avec cette faible visibilité, on ne sait pas ce qui nous attend après !

Pendant un bon moment, on traverse de nombreux petits villages entre Kamanjab et Grootberg, parsemés de fermes. L’élevage semble être l’activité principale du coin.

Les habitants se déplacent en donkey cart 🙂

La région semble bien plus sauvage que les endroits que nous avons traversés jusque-là, et ce n’est pas pour nous déplaire !

A certains moments, on se croirait presque au Far West :

On finit par approcher de notre but, la route est toujours aussi belle !

LE SITE FABULEUX DU “GROOTBERG LODGE”

Vers midi, on arrive au Grootberg Lodge, enfin plutôt en contrebas du Grootberg Lodge. Car il va falloir s’engager sur une pente assez fabuleuse et avancer au pas jusqu’en haut du plateau de l’Etendeka !

J’avoue ne pas être bien rassurée : j’ai rarement vu une pente aussi raide, en plus sur une toute petite piste pleine de gros graviers et avec vue plongeante sur la vallée… Euh… Ok, on y va tout doux, 10 km/h, en mode L quatre roues motrices. Résultat : ça brinquebale mais ça grimpe ! Youhouuuu, ce fut épique mais nous voilà en haut !!

Sur cette photo, c’est un bout de la fameuse piste, et puis la vue (oui oui, c’est quand même chouette !) :

La vue de là-haut, depuis la réception, vaut son pesant de cacahuètes (et d’efforts !) car elle est réellement à couper le souffle. Elle donne sur la vallée de la Klip River, nichée entre les grands plateaux. Tout ça à perte de vue… Cette immensité nous laisse sans voix. C’est encore plus impressionnant que sur les photos qu’on avait vues avant de partir ! 🙂

On décide de prendre un déjeuner sur la terrasse, qui surplombe tout le paysage. Mes pâtes à la sauce tomate, bacon et champignons sont un délice. Au loin, le temps est pluvieux, les contrastes sont vraiment magnifiques. On sent très nettement le vent s’engouffrer entre les plateaux et arriver vers nous. Mais la pluie ne viendra pas et le ciel se dégage à nouveau très vite.

On en apprend ensuite davantage sur le lodge grâce à l’un des managers qui nous explique spontanément son fonctionnement ainsi que la vie du personnel en dehors du lodge. Il s’agit en fait d’un lodge communautaire, c’est-à-dire tenu par des locaux, et qui fait vivre l’emploi local. Il est aussi « environmental friendly » : les bungalows, à flanc de falaise, fonctionnent à l’énergie solaire, il y a des panneaux solaires derrière chacun d’entre eux et une petite lanterne solaire à l’entrée pour l’éclairage de nuit.

On installe nos affaires dans notre bungalow, décoré avec beaucoup de goût, puis retournons contempler le panorama. Sur le bord de la piscine et un peu partout autour de la terrasse, il y a des oiseaux qui attirent mon attention, surtout l’un d’entre eux, très joli avec ses yeux orange et ses « cheveux dans le vent » : c’est un bulbule ; il est beau, non?

Il fait maintenant grand soleil sur la vallée, et sa physionomie a complètement changé :

SUNDOWNER SUR LE PLATEAU DE L’ETENDEKA

A 15h30, on décroche enfin notre regard de cette vue sublime pour participer à un sundowner (une expédition jusqu’au coucher de soleil) avec un des guides du lodge. Nous sommes les seuls à nous être inscrits pour l’activité et on a donc le droit à un tour personnalisé !

On part dans le Land Cruiser du guide, à la découverte du plateau de l’Etendeka. Ca secoue sacrément mais c’est plutôt amusant (quand on ne conduit pas :-)). Comme nous a dit notre guide : « No bumpy, no fun ! » Il est génial, et nous avons droit à d’innombrables explications sur la nature qui nous entoure : plantes, arbres, animaux en tous genres…

Notre première grande rencontre animale est inattendue mais très appréciée car nous n’en avions pas vu à Etosha : des koudous ! Un mâle, avec ses longues cornes, qui s’enfuit à notre approche (désolée, la photo est floue) et une femelle, qui nous observe intensément.

On découvre une faune insoupçonnée : je ne pensais pas qu’elle se bousculait autant sur le plateau de l’Etendeka ! Des antilopes, des zèbres de montagne dits « de Hartmann » (différents des zèbres de plaine dits « de Burchell ») qui de temps en temps prennent un bain de poussière, des oryx… Ils sont très intrigués par notre présence !

On croisera également la route d’un scorpion : ouf, heureusement que nous sommes bien au chaud dans la voiture ! Apparemment, d’après notre guide, il fait partie de la catégorie de ceux qui vous mettent K.O. en 48 heures (super neurotoxique) mais il nous explique qu’on a de la chance aujourd’hui car il est très rare d’en voir. Voici une photo à la volée de la « Bête » et de son ombre terrible :

On continue notre route dans les herbes dorées du plateau, on vit tout intensément tant le moment est magique ! Toutes ces couleurs…

Puis on arrive progressivement sur le bord du plateau, où on s’arrête quelques centaines de mètres plus loin, tout juste avant l’à-pic (notre guide est farceur ! ;-))

Moment contemplatif… Je crois qu’on pourrait rester des heures durant.

On prend l’apéro là, au milieu de nulle part, en profitant du jour déclinant sur ce panorama du bout du monde. Et on discute sans fin avec notre guide, qui est adorable.

Mais il y a bien un moment où on finit par se remettre en route, car tout a une fin, et on entame alors le chemin du retour. Le soleil couchant nimbe la savane d’une magnifique couleur dorée. Tout est pour nous source d’éblouissement, dans ces dernières minutes de sundowner…

Et comme pour boucler la boucle, une rangée de femelles koudous nous saluera quelques secondes avant notre retour au lodge.

Inoubliable sundowner… Je n’ai pas vraiment quitté cet endroit, aujourd’hui encore… Un bout de moi y est resté !

Nous dînons au lodge, le repas est préparé avec soin et originalité (surtout la soupe de légumes en entrée et la mousse aux fruits de la passion, un délice !). Nous ne ferons pas long feu cette nuit-là. Bienheureux, nous nous endormerons vite, bercés par toutes les belles émotions de la journée 🙂

La suite, c’est ici : 11 mai 2014 : du Grootberg au Brandberg

Sommaire :

NAMIBIE [MAI 2014]

6 mai 2014 : c’est parti !

7 mai 2014 : de Windhoek au Waterberg

8 mai 2014 : du Waterberg à Etosha (Halali)

9 mai 2014 : à Etosha (vers Okaukuejo)

10 mai 2014 : d’Etosha au Grootberg

11 mai 2014 : du Grootberg au Brandberg

12 mai 2014 : du Brandberg à Swakopmund

13 mai 2014 : excursion à Sandwich Harbour depuis Swakopmund

14 mai 2014 : de Swakopmund à Sesriem

15 mai 2014 : excursion à Sossusvlei (Sesriem)

16 mai 2014 : de Sesriem à Aus

17 mai 2014 : de Aus à Lüderitz

18 mai 2014 : de Lüderitz à Aus

19 mai 2014 : de Aus à Ai-Ais

20 mai 2014 : d’Ai-Ais au Fish River Canyon

21 mai 2014 : du Fish River Canyon au désert du Kalahari

22 mai 2014 : du désert du Kalahari à Windhoek

23 mai 2014 : retour à Paris…

Namibie [mai 2014] : un bilan ?

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